Architectures religieuses

Les ruines de la basilique Saint-Martin, édifiée au XIe siècle, sommeillent aujourd’hui dans une propriété privée du Cap-Martin, mais d’autres témoignages de l’architecture religieuse sont à découvrir au hasard de balades sur la commune. Du style baroque à une modernité étonnante, la ferveur religieuse s’exprime de différentes façons…

Église Saint-Joseph

l'église Saint joseph

 

 

 

 

 

Construite à la fin du XIXe siècle pour répondre aux besoins des étrangers qui venaient passer l’hiver dans les villas du Cap-Martin ou les hôtels des environs, la chapelle fut édifiée grâce à une souscription, sur un terrain de la famille De Monléon, offert gracieusement.
Faute de moyens suffisants, l’église fut inaugurée en 1894 sans clocher.

Les Pères de Saint-Joseph, installés grâce à une généreuse donatrice terminent les travaux et font construire le clocher dont l’édification aboutira en 1914.

  • Place du Commissaire Harang – Carnolès – Église ouverte pour les offices

 

Eglise Saint Martin du Cap

église saint martin du cap

 

 

 

 

Exemple type des églises nouvelles construites dans les années 70, l’église Saint Martin du Cap témoigne d’une architecture épurée où la spiritualité est directement inspirée de l’environnement extérieur.

Eglise ouverte à la contemplation, elle s’adapte aujourd’hui à un environnement en évolution et opère un intéressant travail de mise en valeur d’une architecture du XXe siècle.

  • Avenue Paul Doumer – Cap Martin – Église ouverte pour les offices

 

Église Paroissiale Sainte Marguerite

Située en plein cœur du village médiéval de Roquebrune, l’église Sainte Marguerite est une ancienne chapelle du XIII  siècle, agrandie au XVe siècle et remaniée au XVIIe siècle.

Dans l’aile gauche, on peut admirer une copie du « Jugement dernier » de Michel Ange, 54 fois plus petit que l’original de la chapelle Sixtine. Cette église fait partie de l’emblématique « Route du Baroque ».

L'église est, depuis 2022, classée au titre des Monuments historiques, avec son parvis en calade, son clocher et ses dépendances.

  • Rue Grimaldi – Roquebrune Village – L’église est ouverte le samedi après-midi et le dimanche pour la messe. Vous pouvez vous balader à l'intérieur de la nef et des six chapelles riches en ornements grâce à cette visite virtuelle.
    Découvrir l'église en visite virtuelle

 

 

 

 

Chapelles Saint-Roch et la Pausa

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Chapelle Saint-Roch

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La chapelle de la pausa

Jolies petites chapelles le long du chemin de Menton, qui rejoint le quartier Carnolès au village médiéval de Roquebrune. Elles se dressent comme des oratoires sur un chemin de croix. Elles jouent un rôle dans la procession votive du 5 août initiée en 1467 suite à un voeu des villageois épargnés par une épidémie de peste. De jolies fresques y sont protégées. 

Située sur le chemin de Menton, la chapelle Notre-Dame de la Pausa, aussi appelée Madone de la Pause ou Notre-Dame de la Paix, est un édifice emblématique du patrimoine local. Sa construction remonte vraisemblablement au XVe siècle, comme en témoigne sa première mention en 1457 dans le testament de Catalan Grimaldi, seigneur de Roquebrune, qui lui lègue cinq florins. Les Grimaldi de Monaco et plusieurs familles du village continuèrent à soutenir cet oratoire par des dons au fil des siècles.

Fermée durant la Révolution, la chapelle subit des dégradations mais fut préservée de la ruine grâce à son intégration au domaine princier sous Honoré V. Devenue propriété communale en 1848, elle menaça à nouveau ruine avant d’être entièrement reconstruite en 1882 grâce à la générosité du chanoine Jean-Baptiste Grana, avec le concours du conseil paroissial et de la commune. L’architecte mentonnais Jacques Taglioni conçoit les plans et c’est un maitre maçon roquebrunois Antoine Devissi, qui en assure la réalisation. L’année suivante, en 1883, le peintre Evasto Bistolfi orne les murs de fresques illustrant les litanies de la Vierge, notamment la figure de la Rosa Mystica. Ces peintures ont été restaurées à plusieurs reprises, notamment en 1938 et 1967, témoignant de l’attachement durable des habitants à ce lieu de culte.

 Le nom Pausa viendrait du mot signifiant « halte » ou « repos », évoquant la pause des pèlerins avant la montée vers le village. Par évolution linguistique, Pausa fut parfois interprété comme Pace — la paix — d’où le nom de Notre-Dame de la Paix employé dès le XVIIIᵉ siècle. Placée sous le patronage de Notre-Dame des Neiges, la chapelle est liée à un vœu traditionnel de 1467 : selon la légende, les prières des habitants auraient alors protégé Roquebrune d’une épidémie de peste. Depuis, la procession votive du 5 août, jour de la fête de Notre-Dame des Neiges, perpétue ce souvenir. Lieu de prière et de mémoire, la chapelle Notre-Dame de la Pausa demeure un symbole de paix, de dévotion et d’identité roquebrunoise, marquant de sa présence discrète le lien entre spiritualité et histoire locale.

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Située sur le chemin de Menton, à proximité de l’Olivier millénaire, la chapelle Saint-Roch témoigne d’une tradition ancienne de dévotion protectrice contre la peste. Les premières mentions d’un édifice dédié à Saint-Roch (ou Saint-Sébastien et Saint-Roch) remontent à 1557, tandis que la chapelle actuelle apparaît dans les archives au début du XVIIIᵉ siècle. Généralement, ces chapelles étaient érigées aux portes des villages pour protéger les habitants des épidémies. À Roquebrune, Saint-Roch était célébré dès le XVIIᵉ siècle grâce au legs d’une roquebrunoise, Maria Cambiaso qui en 1671 fit don d’une somme d’argent pour financer des messes et des aumônes.

Mentionnée dans les visites pastorales de 1742, la chapelle appartenait alors à la commune et possédait un petit patrimoine constitué d’oliviers. En 1858, le curé Pierre Otto entreprend d’importants travaux — sol, murs, autel, toiture — financés en partie sur ses propres deniers.

L’autel actuel, en ardoise, est orné d’une statue en bois de Saint-Roch du XVIIIᵉ siècle, offerte après la Seconde Guerre mondiale. Le tableau du retable, œuvre du XIXᵉ siècle, représente Saint-Roch portant les insignes du pèlerin de St Jacques accompagné d’une religieuse et d’un évêque sous une Assomption de la Vierge.

La décoration intérieure date également de 1858 : voûte étoilée, fresques murales et médaillons représentant Saint Pierre et Saint Joseph. L’ensemble offre un bel exemple d’art religieux populaire, entre ferveur locale et influences italiennes.

La chapelle Notre-Dame de Bon-Voyage

 

Nichée au bord de l’ancienne voie romaine Via Julia Augusta, sous le quartier du Ricard à Roquebrune, la chapelle Notre-Dame de Bon-Voyage est l’un des plus anciens édifices religieux du territoire. Simple oratoire rural à l’origine, sa façade s’aligne sur l’ancien chemin, lui donnant une orientation nord-sud.

Les premières mentions de la chapelle remontent au début du XVIᵉ siècle (vers 1512-1515). Elle apparaît officiellement en 1564 sous le nom de Notre-Dame de la Visitation dite de Bon-Voyage. Dès le XVIIᵉ siècle, les seigneurs Grimaldi témoignent de leur attachement à ce lieu : Hercule Ier y fait un don en 1598, et son fils Honoré II autorise sa reconstruction en 1615. Au fil des siècles, la chapelle connaît plusieurs transformations. Dédiée à la Vierge de la Visitation, on y célèbre encore au XVIIIᵉ siècle la messe de la Visitation, le 2 juillet, ainsi que la fête de la Nativité de la Vierge, le 8 septembre. En 1684, le pape Innocent XI accorde même une indulgence plénière aux fidèles qui s’y rendent ce jour-là.

Après avoir souffert du temps et des guerres, la chapelle est entièrement reconstruite en 1887-1888 par le chanoine Jean-Baptiste Grana, qui lui donne l’aspect que nous connaissons aujourd’hui. Deux statues de saint Henri et sainte Dévote, offertes par le couple monégasque Henri et Dévote Crovetto à la fin du XIXᵉ siècle, ornent toujours le chœur.

Devenue propriété paroissiale au début du XXᵉ siècle, la chapelle a encore été agrandie en 1935-1936, avec la fermeture de son porche pour plus de confort.

Symbole de dévotion et témoin de cinq siècles d’histoire locale, Notre-Dame de Bon-Voyage demeure un repère patrimonial majeur, à la croisée des chemins entre foi, tradition et histoire monégasque.

La chapelle de Saint-Roman

Ce quartier populaire s’est développé à la fin du
XIXème siècle avec les travailleurs attirés par le développement
de Monte Carlo et de son Casino. La
chapelle signale l’entrée de la commune lorsque
nous arrivons par la Principauté, et se dresse à
l’aplomb du vallon qui marque la frontière avec Monaco.
Elle n’a été reconstruite à cet emplacement
qu’en 1913, après la destruction d’une chapelle de
Saint Laurent initialement érigée sur Monaco de
l’autre côté du vallon. Son choeur abrite un tableau
sur lequel figurent Saint Laurent, lors de son martyre,
et Roman à ses côtés en soldat romain.