Tribunes libres

Agir pour RCM

L’arythmie est une anomalie qui affecte la fréquence cardiaque normale. La métaphore est donc idéale pour symboliser les retards et dérapages budgétaires du projet de la ZAC « Coeur de Carnolès », sur l’ancienne base aérienne. Initialement, l’école et les logements sociaux devaient être livrés en 2024. Mais, comme le révélait Nice Matin le 24 août dernier, l’appel d’offres pour la construction du groupe scolaire a été déclaré infructueux. Nous avons refusé en commission municipale des finances de cautionner un dérapage budgétaire de 32% (+3,5 millions €). Une nouvelle consultation est donc en cours et - si le budget est enfin respecté - une ouverture peut être envisagée avec plus de 2 ans de retard pour la rentrée 2026.


Concernant la salle polyvalente, l’école de musique et le parking, une livraison est possible en 2028, là encore avec 2 ans de retard. Sur la partie privée et les 405 logements sociaux et libres pour des prix d’acquisition allant de 5 500 à 16 000 €/m², l’instruction du permis est toujours en cours et devrait être obtenu avant la fin d’année. Les promoteurs pourraient signer l’acte de vente définitif en octobre 2026 et démarrer les travaux pour une livraison à partir d’avril 2028 : soit avec plus de 2 ans de retard également par rapport au calendrier annoncé par le maire lors des réunions publiques en 2022.


Mais tout semble pourtant parfaitement aller pour Patrick Cesari, également Président de la Société publique locale d’aménagement (SPLA), qui pilote le projet. Quid des aménagements urbains à proximité ? Quid de la vie de ce quartier pendant les 4 ans de chantier ? Mystère. Sauf à imaginer que ces retards lui donneront un bon prétexte pour briguer en 2026 un 6eme mandat après 31 ans de mairie…

 

X.BEDOUR – G.CONTESSE – S.MENGIN
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Cap Rocabruna

Les roquebrunois ne se sont pas trompés, en donnant une note minable de 5.18 / 10 à l’enquête du quotidien Nice-Matin sur la qualité de vie dans les communes de la CARF.
Alors que lors des 30 dernières années, notre voisine, s’est développée de manière harmonieuse, notre ville n’est plus qu’un dortoir bétonné pour actifs et un mouroir pour nos
anciens. Et si l’on regarde en détail les secteurs où notre municipalité est à la peine, on trouve sans surprise, la culture, les transports, les commerces, le sport et l’enseignement.


Côté culture, ce ne sont pas trois manifestations par an qui font une politique culturelle digne de ce nom. Et quand, sur une commune, on déverse des tonnes de béton avec 52% de résidences secondaires, on élimine de facto une population résidente à l’année qui fait la vraie clientèle de nos commerces sans parler des roquebrunois qui ne trouvent pas à se loger. Et comme on pense d’abord à construire avant d’organiser les flux de circulation, on se retrouve tout naturellement avec un problème de transport, ça s’appelle mettre la charrue avant les boeufs.


Et quid du collège public pour lequel notre maire, conseiller départemental, traine les pieds de manière inexpliquée et inexplicable. En tout cas, c’est une vision qui coûte chaque année un minimum de 1500 EUR par collégien à tous les parents qui auront eu la chance de pouvoir placer leur enfant dans l’institution privée, pour les 150 autres recalés, c’est Menton et ses deux collèges déjà largement saturés. Et à moins d’un an des jeux olympiques, que dire d’une municipalité qui rechigne à faire des dossiers de subvention ou à obtenir le passage de la flamme olympique parce que c’est trop compliqué.
Non, cette note n’a rien de surprenant, cela fait maintenant 30 ans que notre commune ne fait que réagir aux problèmes qu’elle a elle-même générés.

 Page Facebook "CapRocabruna"


 

Conseillère Municipale Indépendante d’opposition

Dans le magazine de la ville de Mai 2022, le maire annonçait 3 grands projets environnementaux, « un enjeu fondamental qui concerne autant le bien-être des Roquebrunois que la protection de la biodiversité et notre nécessaire adaptation au changement climatique », avec qui plus est un budget conséquent (600.000 euros pour la 1ere phase en 2023) : corridors écologiques, forêt Miyawaki, potagers pédagogiques, etc …. Agrandissement de la zone marine protégée de Roquebrune Cap Martin …. Sans parler du « poumon vert de Carnoles » avec le nouvel écoquartier Coeur de Carnoles et ses 30% d’espaces dédiés aux espaces verts …

Difficile de croire à toutes ces belles paroles, lorsque les faits nous prouvent tout le contraire :


- Nombre croissant de permis de construire accordés alors même que les ressources naturelles s’amenuisent.
Mr Cesari nous répond PLU, mais lorsqu’un maire est viscéralement contre un projet de construction, on n’aura jamais son accord. Aussi conforme soit le projet !
- Non prise en compte des espèces animales et végétales protégées dans les nouveaux projets
- Aucune mesure d’incitation aux transports vertueux, si ce n’est le vélos bleus en libre-service qui jonchent les trottoirs.
- Quelles structures collectives supplémentaires adaptées à l’augmentation de la population ?

Nous réitérons notre demande de ne plus accorder de permis de construire, alors que la pluie se fait rare et que le niveau des nappes phréatiques inquiète, alors que nous ne sommes pas sûrs de disposer d’assez d’eau potable pour alimenter les nouvelles constructions !
Nous demandons à la majorité en place de se projeter dans l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants, en leur proposant des espaces verts, un cadre de vie non pollué, des structures éducatives adaptées.


Pensez aux générations futures Mr Le Maire. Joignez le geste à la parole.

Roselyne BARROIS-CLÉMENT
Conseillère municipale indipendante d’opposition